Promotion de la mobilité électrique pour les vélos électriques – Le BMF réglemente les détails

Avec la loi dite “Jahressteuergesetz 2018” (JStG v. 11.12.2018, BGBl 2008 I p. 2338), le législateur encourage l’électromobilité en Allemagne par le biais d’allégements fiscaux. Il s’agit d’une véritable incitation à la promotion des technologies de propulsion alternatives et d’un signal en faveur de la protection de l’environnement. Cette incitation fiscale s’applique, également, à la mise à disposition de vélos (électriques) aux employés.

Dans une lettre de demande datée du 13 mars 2019 (3 S 233.4./187 et al.), le BMF a maintenant répondu à des questions détaillées sur le contenu de la nouvelle réglementation.

Contexte

Les conducteurs de voitures de société électriques et de véhicules hybrides ont dû payer une taxe sur l’utilisation privée à hauteur de 1 % du prix catalogue national par mois civil. Pour les voitures électroniques achetées ou louées après le 31 décembre 2018 et avant le 1er janvier 2022, la précédente valeur imposable mensuelle de l’usage privé à un pour cent du prix catalogue brut intérieur a été réduite à 0,5 pour cent à compter du 1er janvier 2019, c’est-à-dire que la base imposable (prix catalogue brut intérieur plus coûts des équipements spéciaux) pour l’imposition des voitures de société est réduite de moitié (article 6 (1) n° 4 phrases 2 et 3 EStG). L’ancienne compensation des désavantages, qui réduit la base d’imposition des véhicules électriques ou hybrides, cessera d’être applicable à partir de 2019 et prendra à nouveau effet à partir de 2022. Ce n’est qu’à l’initiative de la commission des finances (BT-Drs. 19/5595 du 7 novembre 2018) que l’exonération fiscale de l’avantage non monétaire pour l’utilisation privée d’un vélo de société ou d’un vélo électrique fourni par l’employeur à l’employé (§ 3 n° 37 EStG) a été insérée dans la loi, qui sera applicable à partir du 1er janvier 2019. Jusqu’à présent, il n’existait dans ce domaine qu’une instruction administrative analogue à la règle du 1% pour les voitures de société.

Que faut-il observer à des fins fiscales lorsque des vélos (électriques) sont fournis aux employés ?

Dans le cas de la mise à disposition d’un vélo de société par l’employeur – ou sur la base de la relation de travail par un tiers – au salarié pour un usage privé (sous réserve de la (nouvelle) disposition du § 3 n° 37 EStG), les dispositions suivantes s’appliquent à l’évaluation de cet avantage pécuniaire, qui fait partie du salaire, à partir de l’année civile 2019.

La valeur moyenne mensuelle de l’usage privé (y compris les trajets privés, les trajets entre le domicile et le premier lieu de travail ou les trajets familiaux au domicile dans le cadre de la double gestion du ménage) est réputée être le prix de détail recommandé par le fabricant, l’importateur ou le grossiste, arrondi à la centaine d’euros inférieure au moment de la mise en service du vélo, TVA comprise. Ce règlement s’applique à tous les “anciens cas”. Elle s’applique, également, si le vélo d’entreprise (électrique) a été remis par l’employeur pour un usage privé avant le 1.1.2019 et qu’il y a eu un changement de la personne autorisée à l’utiliser après le 31.12.2018.

Si l’employeur met le vélo de société à la disposition du salarié pour la première fois après le 31.12.2018 et avant le 1.1.2022, la valeur moyenne mensuelle de l’usage privé (y compris les trajets privés, les trajets entre le domicile et le premier lieu de travail ou également les trajets familiaux au domicile dans le cadre de la double gestion du ménage) sera 1 le prix de détail recommandé par le fabricant, l’importateur ou le grossiste, arrondi aux 100 euros inférieurs les plus proches, TVA comprise. Dans ces cas, le moment où l’employeur a acheté, fabriqué ou loué le vélo n’est pas pertinent ; avec cette interprétation, le BMF étend l’avantage fiscal de la même manière que pour les véhicules à moteur électrique.

Toutefois, le nouveau décret BMF ne s’applique pas à la fourniture de vélos d’entreprise (électriques), qui ne sont pas des véhicules à moteur au sens du droit de la circulation, si cela s’ajoute aux salaires dus. L’exonération fiscale du § 3 n° 37 EStG, qui est limitée jusqu’à VZ 2021, s’applique ici. La condition préalable est que le vélo soit accordé en plus du salaire et non dans le cadre d’une conversion de salaire. Cela signifie que l’employeur supporte les coûts de l’achat ou de la location. Le vélo peut avoir été “acheté” et “loué” avant 2019. Cela vaut, également, pour les vélos à piles qui ne peuvent pas rouler à plus de 25 km/h, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas soumis à l’assurance obligatoire.